Traitement après décès avec scellement des fluides dans la dalle

Lorsqu’un décès survient dans un logement et que le corps est découvert plusieurs heures ou plusieurs jours après, les conséquences peuvent être particulièrement importantes lorsque des liquides biologiques ont pénétré dans le sol.

Dans certaines situations, un simple nettoyage de surface ne suffit plus. Les fluides peuvent avoir traversé un revêtement de sol, atteint une sous-couche ou pénétré dans une dalle poreuse. Ils peuvent alors être à l’origine de contaminations résiduelles et d’odeurs persistantes.

Le scellement des fluides dans la dalle constitue alors une technique de traitement permettant d’isoler les supports contaminés après leur nettoyage et leur décontamination.

Pourquoi les fluides peuvent-ils pénétrer dans une dalle ?

Après un décès, les phénomènes de décomposition peuvent entraîner la libération de différents fluides biologiques.

Lorsque le décès est découvert tardivement, ces liquides peuvent traverser progressivement certains revêtements de sol, notamment lorsque ceux-ci présentent des joints, des fissures ou une forte porosité.

Le problème peut être encore plus important lorsque le logement comporte :

    ●    une moquette ;
    ●    un parquet ;
    ●    un revêtement PVC ou vinyle ;
    ●    des dalles souples ;
    ●    une sous-couche absorbante ;
    ●    une chape poreuse ;
    ●    une dalle béton non protégée.

Une fois le revêtement retiré, il peut rester une contamination ou une imprégnation dans le support.

C’est notamment dans ce type de situation qu’un scellement de la dalle peut être envisagé.

En quoi consiste le scellement des fluides dans une dalle ?

Le principe consiste à réaliser, après les opérations de nettoyage et de décontamination adaptées, une barrière d’encapsulation sur le support.

Cette opération vise à isoler les résidus et composés susceptibles d’être présents dans les matériaux poreux afin de limiter leur migration et les remontées d’odeurs.

Le scellement ne consiste donc pas simplement à « repeindre une dalle ».

Il intervient dans le cadre d’un protocole de traitement plus global comprenant notamment l’évaluation de la contamination, la dépose des matériaux lorsque celle-ci est nécessaire, le nettoyage, la désinfection et le traitement du support.

Les différentes étapes d’un traitement après décès avec scellement

  1. Évaluation de la zone contaminée

Avant toute intervention, le technicien identifie les zones susceptibles d’avoir été impactées.

L’objectif est notamment de déterminer :

    ●    l’emplacement du décès ;
    ●    l’étendue de la contamination ;
    ●    la nature du revêtement ;
    ●    l’état de la sous-couche ;
    ●    la présence éventuelle de fissures ou de joints ;
    ●    la profondeur potentielle de pénétration des fluides ;
    ●    les éventuelles odeurs résiduelles.

Cette étape permet de définir une méthode d’intervention adaptée au logement.

  1. Mise en sécurité de la zone

Une intervention après décès nécessite la mise en place de mesures de protection adaptées.

Les techniciens utilisent notamment les équipements de protection individuelle nécessaires à la situation : combinaison, protection respiratoire, gants et protections adaptées aux risques identifiés.

La zone peut également être isolée afin de limiter la dispersion de contaminants vers les autres pièces du logement.

  1. Dépose des revêtements contaminés

Lorsque le revêtement de sol est fortement impacté, sa conservation peut ne pas être possible.

Selon la situation, il peut être nécessaire de retirer :

    ●    moquette ;
    ●    parquet ;
    ●    PVC ;
    ●    plinthes ;
    ●    sous-couche ;
    ●    éléments absorbants.

Les matériaux contaminés sont conditionnés et évacués selon la filière adaptée à leur nature et à leur niveau de contamination.

  1. Nettoyage et décontamination du support

Une fois le revêtement retiré, le support est traité.

Cette phase est essentielle : le scellement ne doit pas être considéré comme un remplacement du nettoyage et de la décontamination.

Le support doit d’abord être débarrassé autant que possible des matières et souillures présentes.

Le protocole peut comprendre différentes opérations mécaniques et chimiques selon la nature du support et les produits compatibles avec celui-ci.

  1. Séchage du support

Avant l’application d’un produit de scellement ou d’encapsulation, le support doit être suffisamment sec et préparé.

Cette étape est particulièrement importante sur une dalle béton ou une chape.

Une application sur un support présentant une humidité excessive peut compromettre l’adhérence et la durabilité du traitement.

  1. Application du produit de scellement

Lorsque les conditions techniques sont réunies, une résine ou un revêtement d’encapsulation adapté peut être appliqué sur le support.

Le produit forme une barrière continue destinée à isoler le support traité.

Selon le produit utilisé et les prescriptions du fabricant, plusieurs couches peuvent être nécessaires.

Les fissures, joints ou zones particulières doivent également être pris en compte afin d’obtenir un traitement cohérent de la surface.

  1. Traitement des odeurs résiduelles

Le scellement permet notamment de limiter les remontées provenant du support, mais il ne constitue pas nécessairement à lui seul un traitement complet des odeurs.

Lorsque cela est nécessaire, un traitement complémentaire peut être réalisé après identification de la source : nettoyage approfondi, traitement des surfaces, renouvellement de l’air, traitement des matériaux conservés ou autres procédés adaptés.

L’objectif est de traiter la cause de l’odeur et non simplement de la masquer.

Pourquoi réaliser un scellement plutôt que simplement nettoyer la dalle ?

Dans certains cas, un nettoyage de surface peut être insuffisant lorsque des fluides ont pénétré profondément dans un matériau poreux.

Le scellement permet alors d’ajouter une étape de protection du support.

Il peut être particulièrement intéressant lorsque :

    ●    le support ne peut pas être retiré ;
    ●    la contamination a pénétré dans une dalle ou une chape ;
    ●    des odeurs persistent malgré le traitement ;
    ●    le support doit être conservé ;
    ●    une rénovation du sol est prévue après l’intervention.

La décision doit toutefois être prise au cas par cas, en fonction de l’état réel du support.

Peut-on sceller une dalle après n’importe quel décès ?

Non.

Chaque intervention après décès est différente.

Le traitement dépend notamment du délai avant la découverte du corps, de la quantité de fluides, de la nature des matériaux, de l’étendue de la contamination et de l’état du support.

Dans certaines situations, une dépose plus importante des matériaux peut être nécessaire.

Dans d’autres, un traitement du support suivi d’une encapsulation peut constituer une solution adaptée.

Un professionnel doit donc examiner la situation avant de déterminer le protocole.

Le scellement empêche-t-il définitivement les odeurs ?

Le scellement peut contribuer à bloquer les remontées provenant d’un support contaminé, mais il ne faut pas le présenter comme une solution miracle contre toutes les odeurs.

Une odeur peut également provenir :

    ●    des plinthes ;
    ●    des murs ;
    ●    des meubles ;
    ●    des textiles ;
    ●    des sous-couches ;
    ●    des joints ;
    ●    des gaines ou zones difficilement accessibles ;
    ●    d’autres supports ayant été contaminés.

C’est pourquoi un traitement professionnel commence par la recherche de la source.

Après le scellement : quelle rénovation du sol ?

Une fois le support correctement traité et le produit d’encapsulation suffisamment polymérisé selon les prescriptions du fabricant, un nouveau revêtement peut éventuellement être installé.

La solution dépendra notamment du support et du projet de rénovation :

    ●    carrelage ;
    ●    PVC ;
    ●    sol souple ;
    ●    parquet ;
    ●    autre revêtement adapté.

Le choix du nouveau sol doit être réalisé en tenant compte des caractéristiques techniques du support et du système de scellement utilisé.

Pourquoi faire appel à une entreprise spécialisée après un décès ?

Un nettoyage après décès ne correspond pas à un nettoyage ménager classique.

Il peut nécessiter une véritable démarche de nettoyage, désinfection, décontamination, gestion des déchets et traitement des odeurs.

Lorsque des fluides ont pénétré dans un sol, l’intervention demande également de déterminer s’il est préférable de déposer le revêtement, de traiter le support ou de mettre en œuvre une solution d’encapsulation.

Chez C’est Clean, les interventions après décès sont réalisées avec une approche adaptée à chaque situation, depuis la sécurisation de la zone jusqu’au traitement des supports et à la restitution du logement.

Conclusion

Le scellement des fluides dans une dalle après un décès peut constituer une solution technique lorsque des fluides biologiques ont pénétré dans un support poreux qui doit être conservé.

Il ne remplace cependant ni le nettoyage ni la décontamination. Il intervient comme une étape complémentaire destinée à isoler le support lorsque les conditions techniques le permettent.

Chaque situation étant différente, un diagnostic sur place permet de déterminer le protocole le plus adapté : dépose des matériaux contaminés, nettoyage, désinfection, traitement des odeurs, scellement du support et remise en état.

C’est Clean intervient pour les opérations de nettoyage et de décontamination après décès en Nouvelle-Aquitaine et dans les secteurs couverts par l’entreprise.

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