Après un décès, notamment lorsqu’il est découvert tardivement, l’intervention ne s’arrête pas au nettoyage et à la désinfection du logement. La gestion des déchets issus de la décontamination post-mortem constitue une étape essentielle du traitement.
Sang, fluides biologiques, textiles souillés, protections utilisées ou matériaux contaminés doivent être identifiés, conditionnés et orientés vers la filière adaptée.
Quels déchets peuvent être présents ?
Une intervention post-mortem peut générer différentes catégories de déchets : protections individuelles utilisées lors de l’intervention, textiles ou objets fortement souillés, matériaux absorbants, éléments de mobilier contaminés ou encore matériaux ayant été en contact avec des fluides biologiques.
La nature du déchet et son niveau de contamination déterminent les précautions à prendre pour sa manipulation et son conditionnement.
Pourquoi ne pas les jeter avec les déchets ménagers ?
Les déchets présentant un risque infectieux ou biologique ne doivent pas être mélangés avec les déchets ménagers classiques.
Une mauvaise gestion peut exposer les intervenants, les occupants, les personnels chargés de la collecte ou les personnes travaillant dans les centres de traitement.
La première étape consiste donc à identifier les déchets et à les séparer selon leur nature et leur niveau de risque.
Le conditionnement : une étape essentielle
Les déchets potentiellement contaminés sont manipulés avec des équipements de protection adaptés et conditionnés de manière à limiter tout risque de fuite, de déchirure ou de dispersion.
Le conditionnement doit être réalisé dans des emballages adaptés à la nature des déchets et à leur filière d’élimination.
Une attention particulière est portée aux objets coupants ou perforants, qui nécessitent un conditionnement spécifique afin d’éviter toute blessure.
Quelle filière pour les déchets contaminés ?
Selon leur nature, les déchets issus d’une intervention peuvent relever de filières différentes.
Les déchets présentant un risque infectieux peuvent notamment relever de la réglementation applicable aux DASRI (déchets d’activités de soins à risques infectieux) et doivent alors être pris en charge par une filière spécialisée.
Tous les déchets générés lors d’une intervention post-mortem ne sont toutefois pas automatiquement des DASRI. Leur classification dépend notamment de leur nature et de leur contamination.
C’est pourquoi une évaluation préalable et un tri rigoureux sont indispensables.
Traçabilité et évacuation
Une fois conditionnés, les déchets doivent être confiés à une filière autorisée correspondant à leur classification.
La traçabilité permet de garantir que les déchets ont été pris en charge dans des conditions conformes aux exigences applicables.
Cette étape est particulièrement importante dans le cadre d’une intervention professionnelle réalisée pour le compte d’une famille, d’un propriétaire, d’une agence immobilière, d’une collectivité ou d’un autre donneur d’ordre.
Une étape indissociable de la décontamination
Une décontamination post-mortem ne consiste donc pas uniquement à nettoyer une pièce.
Chez C’est Clean, l’intervention s’inscrit dans une démarche globale :
sécuriser → protéger → identifier → trier → conditionner → évacuer → nettoyer → décontaminer → désinfecter → traiter les odeurs → restituer.
L’objectif est de limiter les risques liés à la contamination tout au long de l’intervention, depuis la manipulation des déchets jusqu’à leur prise en charge par la filière appropriée.
La gestion des déchets est ainsi une composante essentielle d’une intervention post-mortem professionnelle et sécurisée.
